2026-09-10_
rêve super intense de cette nuit:
j'allais voir j. et d. qui faisaient une performance en l'honneur d'une poète qui était mourante. Mais elles se plaignaient constamment d'un manque de reconnaissance.
At some point j'étais excédée et profondément révoltée.... je me suis mis à crier à j., au bout de ma force et de mon désespoir:
IL NE FAUT RIEN SACRALISER!!!!!!!
C'EST DAN-GE-REUX!!!!!!!!!!!!!!
Et je monte au 2e étage me réfugier dans mon bureau. Je suis recroquevillée par terre. Ma fureur est telle que je halète en pleurant des petits coups et je sens encore une colère et un mépris qui m'enflamme.
Un personnage masculin, mi-mathieu arsenault et mi-luc giard, entre dans mon bureau. Il s'asseoit calmement derrière un bureau de banquier et essaie par peu de mots de me parler, comme un parent qui parle à son enfant colérique. Mais je déteste me faire parler comme ça; il ne se rend pas compte de la justesse de mon propos, comme elle est importante et cruciale pour l'existence. Ce que j'ai fait est justifié. Je suis aussi fatiguée et excédée dans mon rôle de mère, ce qui excuse mon ton agressif.
Je sais que tout le monde me condamne, et je me sens seule. Je continue de pleurer en faisait des petits sons, j'exprime ma douleur, limite je l'exagère un peu pour tenter de la communiquer à MathieuArsenaultLucGiard. Puis, par son regard et son body language, je sens qu'il y a peut-être une ouverture pour comprendre, que peut-être une écoute possible.
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Je me réveille, je suis genre "tabarnaaak??..."
Moi qui sacralise certaines choses. Moi qui relisait souvent la BD de Sophie sur le rythme, qui nomme le sacré. J'avais l'impression que dedans, il y avait une grande vérité.
Je pense aussi à une conversation qu'il y a eu sur le fait de vieillir au party de fête de saturnome. Je remarque autour de moi que les gens deviennent très campé sur leur position, un manque de flexibilité sur les opinions, que j'attribue au fait de vieillir. En fait je me demande si c'est vraiment lorsqu'on vieillit ou si c'est juste une marque de l'époque, avec les réseaux sociaux et tout. Le monde se polarise, et les opinions deviennent moins flexibles. Et je le sens chez moi aussi.
J'ai peur d'avoir des chevaux de bataille qui deviennent des paravents, de vouloir me battre pour des principes (ex.: la liberté de droits) mais qu'à force, ça vienne m'aveugler.
Et peut-être que mon inconscient répondait à ça, précisément: depuis 33 ans, j'ai tendance à sacraliser certaines choses. Peut-être que je fais fausse route.
Je peux pas ignorer le feeling d'importance que j'accorde à certaines actions ou certaines pensées (le "rythme"), mais peut-être qu'il faut m'abstenir de les sacraliser... c'est-tu ça que t'essaye de me dire, cher esprit?